Puissant et réputé pour sa fiabilité, le moteur aéronautique Rolls-Royce Merlin a propulsé certains des avions militaires les plus emblématiques de la Seconde Guerre mondiale, du Spitfire au Hurricane en passant par le Lancaster.
Le rugissement grave et mélodieux du moteur Merlin, allié à sa contribution indiscutable à la victoire des Alliés, en a fait l’un des favoris de nombreux passionnés — tout comme les appareils qu’il a propulsés. Voici dix avions d’exception équipés du puissant moteur Rolls-Royce Merlin :
10 : Fairey Fulmar

Il est assez étonnant que le chasseur ayant remporté le plus de victoires au sein de la Fleet Air Arm britannique pendant la guerre soit le Fairey Fulmar – un appareil relativement lent et pataud, crédité de 112 victoires (soit plus du double de celles, pourtant, du bien plus performant Corsair en service dans la FAA). Malgré ce palmarès, le Fulmar n’a jamais vraiment capté l’imaginaire du grand public.
À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, la Royal Navy avait un besoin urgent d’un chasseur moderne. Cette nécessité fut comblée par la transformation d’un bombardier en piqué léger, dérivé d’un appareil initialement développé pour une commande annulée de la RAF. Le Fulmar récupérait ainsi le moteur et l’armement du Spitfire et du Hurricane – mais la comparaison s’arrêtait là.
10 : Fairey Fulmar

Avec une vitesse maximale très modeste de 398 km/h et un plafond pratique limité à 4 877 mètres, le Fulmar était nettement en retrait face à ses contemporains. Fait plus préoccupant encore : il était aussi 48 km/h plus lent que les bombardiers Heinkel He 111 de la Luftwaffe. On peut donc affirmer que, comme chasseur, il n’était guère plus qu’un bombardier en piqué reconverti – dont la commande initiale avait d’ailleurs été annulée. Comment expliquer alors que le Fulmar soit devenu le meilleur chasseur embarqué de la Royal Navy pendant le conflit ?
Pour saisir cette contradiction apparente, il faut regarder du côté d’une technologie encore émergente à l’époque : le radar. Le Fulmar a prouvé qu’en tant que chasseur embarqué, ses qualités d’endurance et sa puissance de feu pouvaient compenser ses carences en performances pures, à partir du moment où il était associé à un radar.

















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